25
Jan
2019

La réalité du terrain, Bagarre et légitime défense

La réalité du terrain, bagarre et légitime défense

 

Le Wing Chun a le même problème que tous les arts martiaux, le défaut de réalité du terrain que cela soit pour la Self défense ou pour la bagarre.

 

Il est bon de rappeler que le Wing Chun est un style spécifique, Il utilise des techniques, des méthodes de formation et des concepts qui ont pour but, d’améliorer votre physique, votre mentale et votre santé.

 

Il a aussi un but de transmettre la culture chinoise pouvant même aller jusqu’à la spiritualité, la méditation.

 

Et il ne faut pas oublier qu’on le pratique aussi, pour se faire plaisir, être avec des gens sympas qui vont nous motiver et nous aider à évoluer dans notre pratique.

 

Toutes ces raisons sont l’essence des spécificités du style Wing Chun et c’est ce qui attire bon nombre de pratiquant vers cet art.

 

Mais dans une situation de légitime défense ou de bagarre, il n’y a pas de normes ou de règles, et cela on le travail beaucoup moins dans un cours de Wing Chun.

 

Je fais une différence entre les deux car, la bagarre est souvent un acte qu’on voit venir, on embête votre copine en boite, un conducteur irrespectueux veut en découdre car vous ne lui avait pas laissé la priorité, il y a là quelque chose qui permet de se préparer, on sent la tension qui monte, on échange des insultes et si cela va plus loin, on en vient aux mains.

 

Sur le terrain de la bagarre, le Wing Chun, peut répondre grâce à l’application de 2 axes de travail, le premier purement physique et le deuxième plus psychologique.

 

Le premier axe, est la mise en place de combat libre ou l’on ne recherche plus forcement les belles techniques du style, oublier le fameux « Li Wan Kuen » coups de poings enchainés, oublier les stratégies de « Trapping » que l’ont aurait pu travailler dans un Chi Sao.

 

Il n’est plus rare aujourd’hui de trouver des clubs ou mettre les gants et les protections, ou d’un coup le cours de Wing Chun se transforme en cours de MMA.

 

Le deuxième axe est basé sur la partie psychologique, car quand on est face à une tension qui monte il est bon de savoir contrôler ce stress, afin de subir le moins possible ces effets néfastes.

 

Pour cela en Wing Chun, l’exercice du Chi Sao les yeux bandés est très important, car passé l’idée traditionnelle qui est que, puisqu’on a les yeux fermés on va mieux travailler sa sensitivité, il y a aussi une idée sous jacente plus axés combat, celle de travailler sur les peurs.

 

On commence souvent le Chi Sao yeux bandés avec l’idée de sensitivité, l’adversaire va alors lui aussi respecter les codes et donc rester coller, ce qui veut dire pas de coups bas, pas de filouteries.

 

Mais une  fois passé le temps de la sensitivité, il est bon que l’adversaire commence à ne plus respecter les règles, et ce mette à faire des coups arrondis, à créer des pertes de contact, voir travailler des saisies et des projections.

 

Tout cela bien évidemment, va entraîner chez le pratiquant qui ne voit rien venir un stress, ce stress va créer des anticipations, des pertes de rythme, etc.…

 

Ces deux axes vont permettre une approche de ce terrain qu’est la bagarre.

 

La self-défense par contre est un terrain plus sournois car il y a de plus grande chance pour que vous ne le puissiez pas vous préparer psychologiquement a l’action qui va venir.

 

L’agresseur est bien souvent en mode de prédateur est donc ce terrain demande un plus large éventail de compétences.

 

La plus part des systèmes tirés des arts martiaux qui vous apprennent la self-défense, se concentre surtout sur le moment ou l’agression se déclenche.

 

Mais il est bien évident que parti de ce pré-requis, c’est un peu comme jouer a la roulette russe, vous avez une chance sur deux, ou trois ou quatre, ou…en fonction de votre instinct de survie vous augmentez vos chances de réussite.

 

Si vous étudiez le Wing Chun, ou tout autre art, ce défaut de réalité pourrait vous nuire gravement dans une situation de légitime défense.

 

Dans la Self-défense, l’un des principes de base est « observer, agir, protéger », le but étant d’observer, reconnaître, identifier et si possible prévenir un événement négatif avant la catastrophe, et prendre les meilleurs décisions possibles.

 

Dans ces domaines d’avant problème,  il y a des méthodes dans le Wing Chun, qui existent, mais ils sont plus de l’ordre de l’enseignement spirituel que de la pratique physique.

 

Les enseignements taoïstes dont le Wing Chun vient permettent un travail en profondeur sur soi et sur l’approche que l’on peut avoir avec le monde qui nous entoure, par l’intermédiaire de la connaissance des 5 éléments, des 25 types de personnes, etc.…

 

Malheureusement, ces enseignements se perdent de plus en plus, car on va au Kung Fu surtout pour forger son corps, en formant son esprit sur une idée de performance que sur l’idée d’être ouvert et attentif à ce qui nous entoure vis-à-vis du monde réelle.

 

Heureusement, France Wing Chun, conserve et maintient ces enseignements et ne les lâcheras pas 😉

Si vous voulez découvrir le Wing Chun dans sa version applicative au terrain, je vous donne rendez-vous le dimanche 03 Février à 9h15 au gymnase Renée Doriant à Montreuil 93100.

Sur cette matinée de stage, je vous apprendrais les trois mouvements les plus importants du Wing Chun, utilisable sur n’importe quel terrain, ainsi que la manière de les réaliser dans 100% des cas.

Pour les infos, tarif, adresse : Stage Wing Chun la réalité du terrain

 

Je profite aussi, de cette tribune pour faire un peu de pub pour les formations RED, fondés et organisés par mon ami Fred Evrard, qui prennent vraiment en compte ces domaines d’applications, sont système est reconnus dans plusieurs pays. A ceux qui voudrais organisés ce type de formation dans leur entreprise : « http://www.redprogram.fr/ »

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